Vous êtes-vous déjà, au cours de votre vie, rendu à un spectacle d’illuminations, comme celui de la Cathédrale de Strasbourg ?
Avez-vous un jour, particulièrement en période de Noël, croisé une devanture animée par un spectacle lumineux ?
Si tel est le cas, vous avez déjà expérimenté le mapping vidéo sans le savoir. Mais que peut bien se cacher derrière ce nouvel anglicisme ?
Le Mapping vidéo, qu’est-ce que c’est ?
Le mapping vidéo, ou projection illusionniste au Québec (on vous laissera faire votre choix) est une technologie multimédia qui permet la projection de la lumière ou de vidéos sur des volumes.
Ça, c’est pour la définition conventionnelle. Concrètement, le mapping s’apparente de loin à une simple projection vidéo.
Cependant, elle tire son originalité dans le fait que sa projection ne se fait pas sur une surface plane.
Bien au contraire, le mapping est l’art de projeter son spectacle sur des objets en volume, ou, pour les plus audacieux, sur des bâtiments.
La réalisation vidéo épouse donc parfaitement les formes de ces derniers, dans le but de créer des spectacles encore plus époustouflants.
Quelles sont ses origines ?
A première vue, le mapping serait encore une de ces nouvelles technologies qui pourrait bientôt chambouler le monde du spectacle.
Que nenni, le mapping est bien plus vieux que l’on ne pourrait penser ! Expérimenté pour la première fois en 1969, Disneyland réalise alors la production « Haunted Mansion ».
Le concept est simple : donner un aspect réel à de fausses têtes désincarnées, afin d’effrayer encore plus le spectateur… Il faut ensuite attendre 1980 pour voir la prochaine réalisation de mapping. L’artiste Michael Naimark filme des personnes interagissant avec des objets dans une salle de séjour. Il les projette ensuite dans la salle vide, le tout créant l’illusion que les personnes interagissant avec les objets étaient vraiment là.
Cette nouvelle technique fait ses premiers pas en France en 1986, quand le réalisateur Jean-François Zurawik utilise le mapping pour animer le spectacle de Jean-Michel Jarre à Lyon.
C’est véritablement à partir des années 2000 que le mapping commence à se démocratiser, et de plus en plus d’entreprises et d’agences se spécialisent dans le monde.

Les grandes entreprises dans le monde
Autour du monde, de nombreuses sociétés sont désormais spécialisées dans le mapping. Le Québec est d’ailleurs réputé pour le mapping, avec Moment Factory, qui est notamment connu comme l’un des plus gros studios montréalais du domaine. Ce dernier a réalisé un spectacle sur la Sagrada Família à Barcelone, le spectacle Aura dans la Basilique Notre-Dame de Montréal et a illuminé le pont Jacques Cartier. Autre compagnie montréalaise très connue : Hub Studio, qui réalise la conception vidéo de nombreux spectacles de danse, des installations interactives, des projections architecturales, de la scénographie et de la conception de lumière.
teamLab est également très réputé dans le monde. Ce collectif japonais de plus de 400 employés, créé en 2001, s’est notamment illustré par des expositions à Tokyo ou même à Paris à La Villette. Nous pouvons également citer Limelight, groupe d’artistes qui crée des œuvres d’art en projection 3D et des installations lumineuses depuis plus de dix ans et dans le monde entier. Ils ont notamment obtenu le prix IMapp en 2016 pour leur spectaculaire réalisation « Interconnection ».
Et en France ?
En France, le mapping est également un marché en expansion, dans lequel certaines entreprises se démarquent. Fondé en 2003, Cosmo AV est internationalement reconnu pour ses créations, qu’il s’agisse de sa participation à des événements de grande envergure, à de nombreuses émissions live ou à des projets de valorisation du patrimoine. Autre studio très réputé, Cheval Vert tient un talent particulier dans la création typographique. En plus d’être de très bons designers graphiques, ils créent des œuvres interactives, notamment pour un live de Flight Facilities avec l’Orchestre Symphonique de Melbourne.
Mais d’ailleurs, comment en fait-on ?
Afin de faire du mapping, un premier repérage du bâtiment sur lequel projeter la production est effectué. Des photos sont prises afin de servir de base pour la modélisation 3D. Une fois ces volumes mis en place, on créé des animations vidéo. Ces animations vidéos seront par la suite projetées sur le bâtiment en question. Ces mêmes animations ne nécessitent pas d’avoir un logiciel spécifique au mapping pour les réaliser. Arrivé à ce stade, on utilise directement des logiciels dédiés au mapping afin d’ajuster la production vidéo aux surfaces. On effectue par la suite des calages en direct pour rattraper les déformations dues à la focale du vidéoprojecteur.
Quels logiciels pour réaliser du mapping ?
Pour réaliser du mapping vidéo, il faut généralement deux types de logiciels. Le premier comporte les logiciels de création vidéo, qui définiront les images à projeter, sans forcément se consacrer au mapping. Le logiciel le plus connu est Resolume, mais attention au prix, qui ne démarre pas en dessous de 299€ (!). AfterEffects, de la suite Adobe peut également faire l’affaire. Concernant le mapping en lui-même, certains logiciels gratuits tels que MapMap existent. Cependant, ils seront forcément assez vite obsolète si vous souhaitez faire de grandes réalisations. Dans le cadre de grands projets, il faudra privilégier des logiciels tels que MadMapper ouHeavyM.
Vous êtes intéressé par une prestation de mapping ?
Maintenant que vous savez ce qu’est le mapping, vous porterez sûrement un regard différent sur les illuminations que vous croiserez !
Peut-être même, qui sait, sur les illuminations que vous ferez…
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Samuel Bourreau pour Strass Events